Merci Macron

En principe, le Parlement doit discuter des modalités de vente des entreprises publiques. M. Macron a dressé une liste de sociétés à privatiser et réclamé, si l’on peut dire, les pleins pouvoirs. Ainsi « la majorité du capital de la société Groupement industriel des armements terrestres (GIAT) et de ses filiales » va passer au privé (art. 47) sans barguigner. Fabriquer et vendre des armes (la France occupait le cinquième rang mondial en 2014) n’est pas très réjouissant. Mais en attendant un désarmement mondial, Paris se prive d’un instrument de souveraineté et de politique industrielle (que doit-on fabriquer ?), de diplomatie (à qui vend-on des armes ?), de ressources (le groupe vit de commandes publiques) et d’emplois. Déjà, la vente en cours d’une de ses filiales, Nexter, leader dans les matériels de combat, à l’allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) suscite des débats entre Berlin et Paris sur la destination des futures exportations (14).

via Loi Macron, le choix du « toujours moins », par Martine Bulard (Le Monde diplomatique, avril 2015)

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