Le prix humain du prêt à porter

Au Bangladesh, lorsqu’une usine brûle ou s’effondre, c’est le BGMEA qui indemnise les victimes. Ses tarifs sont pittoresques : 100 000 takas (1 000 euros) par blessé au titre de l’aide médicale, 600 000 takas (6 000 euros) par cadavre en guise de compensation pour la famille. L’employeur ne s’en mêle pas, la justice non plus. Et seuls les plus chanceux toucheront les miettes distribuées par le BGMEA. Car c’est ce dernier aussi qui établit la liste des victimes. Comme la plupart des embauches se font oralement, sans contrat de travail, nombre de survivants ne disposent d’aucun document pour prouver leur bonne foi. Après tout, n’importe qui peut se casser une jambe ou tomber dans un feu de cheminée.

via Au Bangladesh, les meurtriers du prêt-à-porter, par Olivier Cyran (Le Monde diplomatique, juin 2013)

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