Contrôle étatique de l’information: aux origines de Havas & l’AFP

Symbole de l’intérêt permanent porté par le pouvoir au contrôle de l’information, à une époque où l’hégémonie sur les moyens de transmission était de ce côté de l’Atlantique, c’est sous les auspices de ce même ministère de l’intérieur que naquit à Paris la doyenne des agences de presse mondiales, l’agence Havas, qui deviendra par la suite L’A.F.P. Selon un contrat signé en 1841, Havas et son réseau d’informateurs devaient adresser chaque jour des bulletins lithographies aux préfets, sous-préfets et procureurs généraux. Après avoir utilisé le service de transmission de nouvelles par pigeons voyageurs d’Havas, le gouvernement mettra à la disposition de l’agence les premières lignes du télégraphe électrique (7).

La phase actuelle de l’accumulation capitaliste est venue réunifier les deux fonctions de l’information, la fonction informative et la fonction policière, que l’on trouvait déjà noir sur blanc en 1840 auprès des garants de l’ordre public.

via Communications sans frontières et impérialisme, par Armand Mattelart (Le Monde diplomatique, mars 1978)

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