Il y a huit millions de personnes au-dessous du seuil de pauvreté en France

Ce caractère collectif de la production de richesse, les partisans du revenu garanti le brandissent également face à ceux qui, y compris à gauche, redoutent la création d’une « classe de citoyens oisifs, entretenus par leurs concitoyens (5)  ». Non seulement ils jugent très improbable que quiconque soit réellement un parasite, mais, même si le cas se rencontrait, arguent-ils, le revenu garanti représenterait, plutôt qu’une faveur extravagante, le meilleur moyen de réduire son coût pour la société. Proche de M. Hamon, le député PS Michel Pouzol, qui a lui-même vécu du revenu minimum d’insertion (RMI) il y a une quinzaine d’années, interrogeait lors d’un débat au Sénat, le 8 février : « Il y a huit millions de personnes au-dessous du seuil de pauvreté en France ; est-ce qu’on mesure le coût direct et indirect de cette pauvreté ? » Il s’agirait, écrit Dourgnon dans son livre, de mener une « politique d’inclusion inconditionnelle », au lieu de faire dépendre l’accès à des moyens d’existence décents du fait que l’on est « salarié de Tartempion » — selon l’expression de l’économiste Yann Moulier Boutang lors du débat au Sénat.

http://www.monde-diplomatique.fr/2017/03/CHOLLET/57286

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